Yazid Mansouri est, sans conteste, l’un des piliers de la Berrichonne version 2004-2005. Il fait partie de ces joueurs d’expérience qui ont permis à Victor Zvunka de reconstruire une ossature d’équipe.
Titulaire à treize reprises sur les seize matchs disputés par la Berri en championnat, « Yaz » a largement pallié le vide laissé par Djibril Sidibé – qui évolue aujourd’hui en L1 à Bastia – et s’est rapidement imposé comme le nouveau milieu récupérateur de la Berri. Comme Djibril, il a largement le niveau pour évoluer à l’échelon supérieur.
Ambitieux, le capitaine de la sélection algérienne n’a pas l’outrecuidance de regretter son choix. « Je me sens super bien ici et je me fais tout doucement à la petite ville de Châteauroux », indique l’ancien Havrais.
En débarquant dans l’Indre, Yazid Mansouri ne s’attendait vraisemblablement pas à des débuts aussi difficiles. « Au départ, ça a été dur pour toute l’équipe. Nous avons été irréguliers et nous avons obtenu des résultats en dents de scie. L’arrivée de nombreux joueurs nous a demandé un peu de temps… Mais, aujourd’hui, nous sommes sur une belle série de huit matches sans défaite. A nous de prendre conscience que nous pouvons réaliser quelque chose de grand cette saison. »
« Yaz » ne craint pas d’évoquer la montée de la Berri dès la fin de saison. « Comme tout sportif, je suis ambitieux. Et quand je vois le championnat aussi serré, je me dis “ Pourquoi pas nous ? ” Nous avons suffisamment de qualité pour y arriver. »
Positionnés à la treizième place, les Castelroussins ne sont en effet aujourd’hui qu’à cinq points du podium. Et à quatre points du premier relégable, diront les mauvaises langues.
Mais c’est vers le haut du classement que Mansouri préfère tourner son regard. « Dès dimanche, nous devons aller chercher un résultat à Montpellier. Ça risque d’être un beau match, avec du monde et une belle pelouse. Ce n’est pas tous les jours que nous avons l’occasion d’avoir ce type d’ambiance. Maintenant, il est vrai que c’est à double tranchant. Soit ça motive les Héraultais, soit ça les crispe. D’autre part, je connais bien le coach d’en face, je l’ai pratiqué deux ou trois ans (NDLR : au Havre) et ses principes de jeu peuvent bien s’adapter à notre jeu. »
Au repos depuis bientôt quinze jours, les Castelroussins ont eu tout le temps de préparer cette rencontre face à un ancien pensionnaire de L1. « De ne pas avoir joué, ce n’est pas gênant. Ça fait du bien de couper un peu. Le Maroc ? Ç’aurait été du bonus mais il n’y a pas mort d’homme. Nous avons compensé par un match amical et une journée et demi de repos, ce n’est pas plus mal. »
Cette semaine, Yazid Mansouri et ses coéquipiers ont donc travaillé sereinement. En confiance après leur dernier succès face à Laval, les Castelroussins ont un bon coup à jouer face à Montpellier qui ne s’est imposé qu’à trois reprises sur huit matchs disputés à domicile depuis le début de saison.